Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

mardi, septembre 05, 2006

Harper patine sur les gas à effet de serre

Pendant la dernière campagne électorale, Harper m'a fait bien rire en mentionnant que pour qu'il accepte un plan d'action pour la réduction des gas à effets de serre, il lui faut un consensus international sur la question, accompagné d'un plan stratégique solide et à portée internationale.

Malgré que cette description soit à peu près le sous-titre qu'on pourrait accorder au protocole de Kyoto, Harper fait semblant que le plan n'existe pas et préfère en concocter un, probablement plus aux affaires des compagnies pétrolières, même si ça prendra au moins cinq ans. Le gouvernement conservateur ne voit évidemment pas cette priorité nationale des canadiens, et particulièrement des québécois, avec la même importance:

il appert que le gouvernement Harper annoncerait la tenue de vastes consultations qui pourraient s'étendre sur plus de cinq ans.

Le plan serait notamment basé sur une politique volontaire de la part des entreprises et est encore au stade embryonnaire. Par simple mesure de comparaison, une politique anti-pollution sur base volontaire a été essayée au Texas pendant la gouvernance de George W Bush. Le Texas est le pire pollueur parmi les états, provinces et territoires nord-américains.

A rappeler que notre PM national a eu son épiphanie politique en voulant défendre la pauvre industrie pétrolière de l'Alberta, qui était ruinée par le plan national d'énergie du gouvernement Trudeau. Il n'a pas baigné autant dans l'huile que l'idiot du village au sud de la frontière mais semble se trouver en compagnie amicale dans le domaine de la grosse huile.

 
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