Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

lundi, octobre 09, 2006

La face changeante de la politique américaine: Stephen Colbertd

Il y a quelques années, le Québec a été béni d'une émission de télévision au caractère unique, avec un mordant capable de réveiller les plus apathiques et un humour grinçant à souhait. La fin du monde est à 7 heures fut probablement inspirée du pionnier dans le genre: le Daily Show.

Ayant débuté en 1996 avec Craig Kilborn à sa tête, Jon Stewart est depuis plusieurs années l'animateur vedette de cette émission moitié humour, moitié information, qui réussit malgré tout à présenter autant d'information que les émissions câble dédiées à l'information.

Un des comédiens de talent qui a travaillé sur l'émission, Stephen Colbert, a depuis quelques mois fait des ravages sur le terrain politique américain. Sous la peau de son alter ego ultra-conservateur, une parodie sans retenue du commentateur de Fox News Bill O'Reilly, Colbert présente le ridicule de la vie politique américaine avec une efficacité si redoutable qu'il ne peut plus être ignoré.

Nommé l'un des 100 américains les plus influents par le magazine Time, Colbert, qui pourrait avoir un pont à son nom en Hongrie, est un exemple de comment l'humour peut sauver la situation quand la politique devient plus satirique que le satire.

Je m'ennuie profondément de la Fin du monde est à 7 heures et du vide laissé sur notre société. Nos politiciens sont trop peu souvent victimes du mordant requis par leur arrogance à cacher leur travail au sein d'une institution publique.

New York Magazine a un article intéressant sur un homme qui a déjà changé la face politique américaine et qui pourrait, en espérant fortement, servir d'inspiration à un retour mordant de l'humour politique mi-sérieux au Québec.

Heureusement Infoman est au travail. Mais une émission par semaine ce n'est pas assez pour couvrir le volume de niaiseries qui sortent du gouvernement et En attendant ben Laden ne couvre pas assez les idioties locales, qui débordent de partout avec nos gouvernements actuels.

Stephen Colbert au NY Magazine

 
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