Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

mardi, octobre 03, 2006

11 septembre: deux principaux ont été avertis de même que le secrétaire à la justice

Les "principaux" sont les membres les plus importants du cabinet exécutif américain, groupe formé par le secrétaire à la défense, le conseiller à la sécurité nationale et le vice-président. Si quelque chose relevant de la sécurité nationale se rend jusqu'au président, les principaux en ont été avertis et ont autorisé la question.

Un livre récent de Bob Woodward, reporter au Washington Post qui a fait éclater le scandale du Watergate, mentionne que Condoleezza Rice, alors consellière à la sécurité nationale, a été avertie le 11 juillet 2001 de la possibilité "se chiffrant à 10 sur une échelle de 1 à 10" qu'une attaque terroriste survienne. En creusant dans les rapports de la commission du 11 septembre, il fut également découvert que le directeur de la CIA à cette époque, George Tenet, a témoigné sous serment que le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld (qui a mentionné 3 jours avant la guerre en Irak douter que le conflit pourrait durer plus de 6 mois), ainsi que le secrétaire de la justice, ont été avertis de la situation une semaine après.

Mettant en contexte le PDB (President Daily Brieifing, memo sur les questions importantes du jour remis au président) du 6 aout 2001, intitulé "Bin Laden déterminé à attaquer les États-Unis", toute la justification du président et de la conseillère à la sécurité nationale, comme quoi personne n'aurait pu prévoir l'événement, s'écroule.

L'administration Bush a simplement été trop incompétente, obsédée par le projet de la guerre en Irak, qui mijotait bien avant l'élection de Bush dans le cercle de "penseurs" qui formeront le coeur des comité sur les politiques étrangères: les néoconservateurs.

Voici un bon résumé du Mercury News: Rumsfeld, Ashcroft said to have received warning of attack

Si on savait tout ce qui se trame au gouvernement, rien de tout ça ne serait arrivé, les coupables auraient été punis et la guerre en Irak n'aurait jamais eu lieu. L'économie américaine n'aurait pas été amochée de près de $1 trillion (le 11 septembre est estimé avoir coûté à l'économie américaine près de $400 milliards, chiffre similaire à la guerre en Irak) et l'économie canadienne en serait beaucoup plus en santé.

Mais non. Il se trouve encore des idiots de politologues capables d'argumenter que le privilège de confidentialité du gouvernement permet aux politiciens de mieux travailler.

Ouais, et les patates pilées dans l'essence ça fait mieux rouler le moteur.

 
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