Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

vendredi, novembre 03, 2006

L'histoire des États-Unis en un nuage

Avant de poursuivre sur cet éditorial qui ne devait au départ n'être que quelques lignes sur un projet intéressant, visitez cet incroyable application Flash présentant l'histoire politique américaine d'une façon unique et jamais vue: US Presidential Speeches Tag Cloud.

L'histoire du Québec et du Canada suit assez fidèlement celle des États-Unis. Quand l'Amérique prend la grippe, on tousse avec. On suit les mêmes cycles économiques, les grands projets politiques se suivent de près et nos cultures sont miroir à bien des points de vue. Il y a certes des différences culturelles mais les ressemblances sont quand même beaucoup plus nombreuses.

Alors voir une partie importante de l'histoire politique des États-Unis en un coup d'oeil est très intéressant, parce que ça rappelle beaucoup des débats et événements importants depuis les colonies établies dans le nouveau monde. Du passage des colonies aux débats sociaux qui ont transformé nos sociétés arriérées, dénudées de la culture européenne et devant recommencer à zéro sur un nouveau territoire, notamment l'esclavage et les droits de la personne, les grandes guerres, la grande dépression et la progression des grands enjeux des différentes époques, nous avons partagé beaucoup de ces réalités avec les États-Unis et elles sont une grande partie de notre histoire.

Dans bien des cas elles sont une partie plutôt négative de notre histoire, mais il est difficile de nier que nous serions probablement encore arriérés sans le développement de la technologie et des industries modernes aux États-Unis. Le Canada et le Québec ont vu leur part d'innovateurs, d'entrepreneurs rejettant les paradigmes et faisant progresser nos sociétés. Mais nous sommes toujours le petit frère, incapables de progresser seuls sans un bon coup de pouce.

J'ai bien hâte que ça change et que le Québec soit beaucoup autonome de son propre progrès. Je me tourne vers l'avenir avec le Manifeste Pour un Québec moderne et veut générer des transformations dans notre société au caractère trop modeste pour son talent immense et son fort sentiment de communauté.

En attendant un retour en arrière évoque beaucoup sur le progrès de notre société. L'origine de tout ce discours est un projet incroyable que j'ai trouvé grâce au bijou de découverte qu'est PopUrls, une visite quotidienne unique pour comprendre comment le monde se développe: un nuage des concepts utilisés dans les discours présidentiels américains depuis le début de la nation, présentés en fonction de l'importance des termes et leur passage avec le temps.

Ce projet incroyable n'est pas le fruit d'un gros département de recherche universitaire ou un institut financé à coups de millions pour répéter les banalités de philosophes décédés depuis longtemps. C'est le projet d'un blogueur de l'Indiana qui publie une bédé Web. Thomas Friedman est un idiot qui ne comprend pas grand chose du monde réel, vivant dans la bulle du 1% des plus aisés de la planète et ne fréquentant que ses pairs économiques. Mais le terme qu'il a utilisé dans son livre du même nom tient une grande part de réalité: le monde s'applatit. Contrairement à ce M. Friedman argumente, le monde n'est pas plat. Mais il s'applatit certainement à grande vitesse.

Travail impeccable et d'une richesse ridiculisant les départements de "science" politique, trop occupés à pondre des briques incohérentes de mille pages qui auraient pu être réduites à un résumé de trois pages. Un volume d'information incroyable dans une présentation impeccable et un style simple et ergonomique.

 
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