Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

mardi, octobre 24, 2006

51% des américains sont en faveur de destituer Bush

Fidèle aux habitudes des médias américains, cette nouvelle majeure a été cachée dans la deuxième page d'un article portant sur la perte du support de la base républicaine. La nouvelle que plus de la moitié du pays est en faveur de destituer le président devrait être majeure, mais dans le système à parti unique qu'est devenu la république américaine, c'est un inconvénient mineur.

Mais encore, le taux d'approbation du gouvernement Charest a longtemps cotoyé le niveau actuel du président Bush. Ce n'est rien de nouveau que les citoyens des démocraties industrielles voient en leurs politiciens une bande d'attardés qui ne font absolument rien de ce à quoi la population s'attend de leur gouvernement. Ca fait à peine quelques décennies que la confiance infime dans la configuration actuelle de nos systèmes politiques est bien connue en "science" politique.

Le mépris pour la démocratie est présent chez les politiciens au Québec également. C'est difficile d'être responsable de ses décisions et la plupart préfèrent profiter du pouvoir sans en assumer les conséquences. Peu de politiciens le déclarent aussi fermement que Stéphane Gendron, dans ses élans fascistes à l'émission de Paul Arcand. J'ai eu le malheur d'entendre la semaine dernière son pénible mépris envers la démocratie, qui ressemblait à ceci: "les citoyens n'ont aucun mot à dire en dehors des élections".

Alors après les élections, où vous avez le choix entre 3 candidats presque similaires, pas foutus de prendre position sur quoique ce soit et donc donner indication du travail qu'ils veulent accomplir et qui ne sont même pas tenus de faire ce qu'ils disent vouloir faire, fermez-la et laissez les amateurs élus faire leur travail.

Pas important que vous n'ayez même pas accès aux comptes rendus de leurs travails et encore moins les justifications de leurs décisions. Impossible de juger le travail du gouvernement sans savoir ce qu'il fait.

La démocratie, on y croit ou on n'y croit pas. La plupart des québécois y croient fermement et aimeraient voir la démocratie québécoise dépasser son stade primitif actuel.

Pas que les politiciens s'y intéressent particulièrement. Laver, rincer, répéter.

 
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