Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

dimanche, janvier 28, 2007

Comment atteindre une réduction de 77% des émissions de CO2 en 14 ans

Le gouvernement Harper refuse de mettre en place la moindre ressource gouvernementale pour l'atteinte du mince objectif de Kyoto, soit une réduction de 6% des émissions de CO2 d'ici 2010. Le gouvernement Charest dit chercher à atteindre cet objectif mais, comme les gouvernements précédents, n'a été capable d'aucune mesure significative. Le Québec a plutôt vu ses émissions de CO2 et autres polluants augmenter constamment depuis la signature du protocole.

Stephen Harper a déclaré qu'une réduction de 6% était impossible et qu'il y avait amplement de preuves à cet effet. Comme à son habitude, Harper n'a fourni aucun exemple de ces "preuves". Ceci rappelle une ironie récente de M. Harper, déclarant en entrevue que les canadiens exigeaient des solutions concrètes sans pourtant en présenter aucune, apparemment inconscient que cette responsabilité est la sienne et qu'il s'agit d'un travail normalement à effectuer avant une élection. Un gouvernement qui promet de prendre des mesures est inutile. Il faut faire ses devoirs avant d'accepter une responsabilité importante.

Pourtant un comté britannique, Woking, qui a pris des actions concrètes depuis 1991, a réussi à diminuer ses émissions de polluants de 49% et de CO2 de 77%. L'efficacité énergétique a augmenté de 26%, ce qui se traduirait par près de 10 TW/h (terrawatt/heure) au Québec, pour une valeur d'environ $580M par année (10,000,000,000 kW/h * ~$0,058). Après dix ans c'est le prix du nouveau barrage, en plus de réduire un pourcentage significatif de nos émissions de CO2.

Les avantages de la réduction de pollution seraient moins significatifs au Québec. Woking est parti de très loin avec l'archaïque système britannique, qui repose majoritairement sur le charbon et gaspille plus des 2/3 de l'énergie produite. Il n'empêche qu'il s'agit d'une démonstration irréfutable d'un fait évident pour tous les canadiens à l'exception de ceux qui occupent les postes capables d'agir: une politique graduelle et bien gérée peut atteindre des objectifs majeurs en quelques années.

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mardi, janvier 23, 2007

Surprise: les bons peuvent être aussi méchants que les mauvais

Un mythe typique dans toute société est la ferme croyance d'une moralité supérieure sur l'ennemi. Les colonisateurs européens, aussi sauvages étaient-ils dans leur conversion des indigènes "barbares", avaient un impératif moral supérieur justifiant leurs actes barbares. Ils agissaient pour le bien de la chrétienté et ne pouvaient donc agir de façon aussi barbare que les barbares eux-mêmes.

Cette croyance est particulièrement forte actuellement aux États-Unis, où la suprématie morale des chrétiens américains est criée dans tous les médias pour justifier les "dommages collatéraux", n'ayant rien à voir avec les victimes innocentes et délibérées massacrées et torturées par les méchants terroristes.

Quand les camps de concentration nazis ont été révélés au monde entier, la ferme croyance que les méchants nazis étaient le mal incarné fut inscrite à l'histoire et justifia les actes de guerre méprisables des alliés sur la base du critère Hitler: oui ce qu'on fait est horrible mais c'est moins pire que ce que Hitler a fait. Le massacre de Dresden, les inutiles bombes atomiques sur le Japon. Tout ça était horrible mais nécessaire, pas des actes délibérés de violence cruelle dont seul l'ennemi est capable.

En sus de l'internement des citoyens japonais-américains, mais pas des allemands-américains ou italiens-américains, surprise, en sus du massacre systématique de Tokyo, brulé en presque totalité par des bombes incendiaires et de l'usage de certains de nos compatriotes québécois comme chair à canon, une autre révélation intéressante a fait surface démontrant une fois de plus que personne n'est au-dessus d'un idéal moral et que personne ne mérite le bénéfice du doute, surtout les politiciens.

Des archives britanniques récemment rendues publiques ont révélé que le traitement des prisonniers de guerre allemands et communistes suspectés par les autorités britanniques était digne des traitements dans les camps de concentration nazis.

Les britanniques ont torturé les nazis dans les mêmes camps où les nazis ont torturé des innocents. Les américains ont torturé des irakiens dans les prisons de Saddam Hussein.

Les expériences psychologiques de Milgram et de Stanford, pour ne nommer que les plus célèbres, ont révélé efficacement que tout être humain peut être transformé en brute sanguinaire si le contexte y est propice.

Pour citer un des officiers britanniques peu impressionné par les actes de certains de ses camarades et exprimant des réserves sur leur comportements: "je suis devenu très impopulaire après ça... le sergent avait une faible opinion de mes remarques."

L'immunité, quelle soit accordée à un soldat en temps de guerre ou à un politicien par défaut est aussi contre-productive qu'elle est inutile. Le gouvernement britannique croyait apparemment que la troisième guerre mondiale était proche, justifiant tous les actes capables de donner un avantage sur l'"ennemi". Le gouvernement américain utilise, sans surprise, un discours semblable pour excuser les centaines de milliers de victimes de la guéguerre de George Bush.

L'histoire ne se répète pas. Il n'y a que des idiots qui s'entêtent à répéter les mêmes stupidités. La pire stupidité que nous continuons de maintenir est d'accorder le bénéfice du doute à nos gouvernements.

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dimanche, novembre 05, 2006

En mémoire de Saddam Hussein

Les médias d'information modernes ont une capacité d'attention généralement chiffrée en secondes. Tout ce qui s'est passé il y a plus d'une heure est toujours une nouvelle à chaque fois qu'on le rappelle. Une chose que les départements de journalisme ne semblent pas enseigner à leurs étudiants est de donner le contexte d'une nouvelle.

Avec les technologies modernes et la recherche sur le Web, de Google aux nombreux services de recherche spécialisés pour les journalistes, il n'y a aucune excuse pour ne pas présenter le contexte complet d'une nouvelle.

La nouvelle est tombée: Saddam Hussein sera condamné à mort par pendaison. Rien de surprenant là-dedans et dans l'ensemble une bonne nouvelle. Un dictature sera jugé et exécuté pour ses crimes. Les quelques milliers d'autres qui ont massacré leur part d'innocents au cours du 20e siècle s'en sortent tous indemnes, incluant Pinochet, Taylor et autres. Mais un sera jugé, c'est important. Non?

Personnellement j'aurais préféré une punition à la Little Nicky, où la punition d'Hitler est un ananas quotidien bien profond dans le colon vêtu d'un tutu rose. C'est pas mal plus satisfaisant comme punition, avec sa dose d'humiliation, une punition intéressante pour l'égo d'un dictateur, et ça dure pas mal plus longtemps. J'aurais ajouté l'obligation d'écouter South Park le film, où Saddam est savamment humilié, en continu jusqu'à son dernier souffle.

Mais il est évident que cet évènement est une occasion intéressante de rappeler l'histoire de Saddam Hussein, par exemple comment il a été armé, entrainé et reçu le support financier et militaire des États-Unis pendant 30 ans.

Mais c'est compliqué. Il faut effectuer toutes sortes de recherches et ça demande de vérifier les sources, peut-être même consulter un historien et autres tâches apparemment trop difficiles pour un journaliste.

Surtout quand un des grands fils de presse, UPI, fournit toute l'histoire à ceux qui veulent bien l'utiliser. Bien sur quelques journaux la reproduiront, mais ne compter pas sur la majorité pour le faire. La nouvelle sur le site de Radio-Canada cite par exemple ceci comme contexte: Hussein a dirigé l'Irak de 1979 à 2003, moment de l'invasion américaine qui a conduit à la chute de son régime.

Pas de mention que Saddam est venu au pouvoir avec le soutien de la CIA, qui cherchait à renverser le dictateur au pouvoir à cet époque: le Général Abd al-Karim Qasim. Pas de mention que Saddam avait été entrainé et financé, comme bin Laden, par la CIA dans l'obsession américaine envers le communisme. Pas de mention non plus que pendant la guerre Iraq-Iran, de 1980 à 1988, alors que des centaines de milliers sont morts, les États-Unis ont fourni des informations stratégiques pour aider Saddam à repousser les attaques iraniennes.

Exactement comme bin Laden, qui avait été entrainé par la CIA pour combattre l'invasion soviétique en Afghanistan durant la même période que la guerre Irak-Iran, Saddam a été en quelque sorte un chien d'attaque qui s'est retourné contre son maitre. Ca arrive tellement souvent avec les fous à lier que les "réalistes" politiques, "experts" américains de la politique étrangère, considèrent un moindre mal au sein d'un système politique international anarchique. Quel bande de clowns que les politologues.

Qu'est-ce que ça prend pour que les politiciens de tous les pays perdent à jamais le bénéfice du doute? Qu'est-ce que ça prend pour qu'on les surveille aussi étroitement qu'un enfant, comme il se doit?

Il me semble qu'un pyromane on ne lui donne pas un bidon de gaz et les clefs d'une maison dont les propriétaires sont absents. On ne donne pas non plus une bouteille de vodka et les clefs d'une BMW à un chauffard.

Pourquoi alors on donne aux politiciens le droit de travailler en secret? Le comble de la stupidité est de refaire exactement la même chose et attendre un résultat différent. Est-ce qu'on peut arrêter d'être stupides et surveiller tout ce que nos politiciens font, seule façon de savoir ce qu'ils font avec les milliers de dollars qu'on leur donne chaque année?

Quelle leçon tirer en mémoire de Saddam Hussein? Les mêmes erreurs se répètent continuellement en politique. Mais ce n'est pas du tout un fatalisme, comme beaucoup aiment argument avec poésie. C'est plutôt parce que les conditions qui permettent aux égomaniaques et aspirants dictateurs sont encore présente, même après 2500 ans d'évidence ferme qu'on ne devrait jamais donner le droit à un politicien de prendre la moindre décision en secret.

L'histoire ne se répète pas. Des acteurs différents ne font que jouer le même scénario en espérant des résultats différents. La politique est cruellement le domaine le plus primitif de l'humanité.

Et comme chialer sans donner de solutions est une perte de temps, voici les miennes: Pour un Québec moderne.

vendredi, novembre 03, 2006

Le modèle québécois: si ça marchait, on le saurait

Excellente émission de Dutrizac (ouf, le site de tqs est plutôt horrible...) hier soir, qui a accueilli deux citoyens qui ont réalisé un documentaire sur le modèle québécois. L'illusion tranquille — Le modèle québécois: si ça marchait, on le saurait, promet de faire exploser bien des têtes étouffées par des illusions de solidarité sociale qui ne sont grossèrement que de la rhétorique non accomplie.

Malades dans les couloirs, industries massacrées par les économies en émergence, un des pires niveau de pollution au monde et des dérangements sociaux, notamment un des plus hauts taux de suicide, qui rappellent que notre complaisance et notre croyance en notre richesse sociale ne sont qu'illusion.

Le Québec est pauvre, et pas juste financièrement. Nos industries vont mourir dans quelques années si on ne fait pas un virage industriel majeur en direction d'une modernisation massive et les coûts de gestion de la société ne vont qu'empirer si on n'est pas capables de développer de meilleurs leaders politiques.

Et même si ça sonne très dramatique tout ça, la situation est loin d'être désespérée. Tout ce qui importe est qu'on mette de l'ordre dans notre contrat social, puisqu'il est voué à un échec lamentable. Il est très loin d'être trop tard, l'important est qu'on le réalise rapidement.

Je n'ai pas encore vu le documentaire, les cinéastes sont à la recherche d'un distributeur, mais attends impatiamment sa sortie. Dissiper les illusions est une étape importante pour régler un problème. C'est une chose de parler des problèmes en termes bien dramatiques, mais ce sont les faits qui importent en bout de ligne.

Ce dont nous avons besoin, c'est des solutions concrètes. Nous avons besoin de solutions Pour un Québec moderne.

Temps de moderniser la propriété intellectuelle

J'ai argumenté sur la nécessité de réformer les systèmes de propriété intellectuelle dans le cadre de mes écrits à l'Institut Économie, Science et Communication. Voilà qu'une étude commanditée par la BBC, la Librairie nationale britannique et le Conseil du film du Royaume Uni recommande une réévaluation en grand des principes directeurs de la propriété intellectuelle.

L'industrie moderne, basé sur l'information, la communication et les relations organisationnelles est complètement incompatible avec les lois qui régissent la propriété intellectuelle de l'ère industrielle. Ces lois sont davantage un frein pour l'économie mondiale et protègent les acquis d'une minorité au détriment de l'humanité.

Le rapport recommande de réévaluer entièrement l'approche sur la propriété intellectuelle, notamment que la connaissance soit reconnue comme un bien public avant d'être un droit individuel. 4 modèles sont présentés, passant de la restriction totale à un "cyber-socialisme". Le Royaume Uni se trouve fondamentalement au deuxième niveau, que le Canada partage timidement avec des effluves du modèle américain, le plus primitif. Le rapport recommande clairement le passage du deuxième niveau au troisième, à savoir la primauté du bien collectif sur la propritété privée de la connaissance.

Je recommande une telle approche pour moderniser la propriété intellectuelle au Québec et espère que le débat qui fera rage au Royaume Uni crééra un entrain ici, où nous sommes beaucoup trop lèche-bottes envers les pressions des législateurs américains, essentiellement contrôlés par les lobbyistes des grands médias mettant davantage d'efforts à contrôler leurs maigres créations qu'à en créer de nouvelles.

La connaissance est un processus créatif, collectif et qui n'est jamais le résultat d'un travail individuel. Il n'y a aucune raison pourquoi la connaissance devrait être enchaînée comme elle l'est sous les lois actuelles, alors que les protections individuelles sont contraires à leur développement.

Ce que je favorise est l'obligation légale que le créateur d'une propriété intellectuelle soit rémunéré à une valeur raisonnable et standardisée. L'utilisation ne devrait toutefois jamais être interdite à quiconque pour autant. Après tout si Bell développe une technologie et qu'en l'utilisant Vidéotron verse des royautés à Bell en retour, personne n'est perdant.

Il serait bien intéressant de savoir si des technologies révolutionnaires sont gardées sous secret grâce à ces lois. Uniquement pour les voir bénéficier l'économie mondiale, il en vaut pleinement la peine de considérer cette transformation.

Après tout une économie fondée sur le savoir mais où ce savoir est confidentiel est un oxymoron ambulant, prèt à une combustion spontanée causée par un niveau de contradiction plus sévère que le terme «science politique» ne pourrait jamais l'être.

L'histoire des États-Unis en un nuage

Avant de poursuivre sur cet éditorial qui ne devait au départ n'être que quelques lignes sur un projet intéressant, visitez cet incroyable application Flash présentant l'histoire politique américaine d'une façon unique et jamais vue: US Presidential Speeches Tag Cloud.

L'histoire du Québec et du Canada suit assez fidèlement celle des États-Unis. Quand l'Amérique prend la grippe, on tousse avec. On suit les mêmes cycles économiques, les grands projets politiques se suivent de près et nos cultures sont miroir à bien des points de vue. Il y a certes des différences culturelles mais les ressemblances sont quand même beaucoup plus nombreuses.

Alors voir une partie importante de l'histoire politique des États-Unis en un coup d'oeil est très intéressant, parce que ça rappelle beaucoup des débats et événements importants depuis les colonies établies dans le nouveau monde. Du passage des colonies aux débats sociaux qui ont transformé nos sociétés arriérées, dénudées de la culture européenne et devant recommencer à zéro sur un nouveau territoire, notamment l'esclavage et les droits de la personne, les grandes guerres, la grande dépression et la progression des grands enjeux des différentes époques, nous avons partagé beaucoup de ces réalités avec les États-Unis et elles sont une grande partie de notre histoire.

Dans bien des cas elles sont une partie plutôt négative de notre histoire, mais il est difficile de nier que nous serions probablement encore arriérés sans le développement de la technologie et des industries modernes aux États-Unis. Le Canada et le Québec ont vu leur part d'innovateurs, d'entrepreneurs rejettant les paradigmes et faisant progresser nos sociétés. Mais nous sommes toujours le petit frère, incapables de progresser seuls sans un bon coup de pouce.

J'ai bien hâte que ça change et que le Québec soit beaucoup autonome de son propre progrès. Je me tourne vers l'avenir avec le Manifeste Pour un Québec moderne et veut générer des transformations dans notre société au caractère trop modeste pour son talent immense et son fort sentiment de communauté.

En attendant un retour en arrière évoque beaucoup sur le progrès de notre société. L'origine de tout ce discours est un projet incroyable que j'ai trouvé grâce au bijou de découverte qu'est PopUrls, une visite quotidienne unique pour comprendre comment le monde se développe: un nuage des concepts utilisés dans les discours présidentiels américains depuis le début de la nation, présentés en fonction de l'importance des termes et leur passage avec le temps.

Ce projet incroyable n'est pas le fruit d'un gros département de recherche universitaire ou un institut financé à coups de millions pour répéter les banalités de philosophes décédés depuis longtemps. C'est le projet d'un blogueur de l'Indiana qui publie une bédé Web. Thomas Friedman est un idiot qui ne comprend pas grand chose du monde réel, vivant dans la bulle du 1% des plus aisés de la planète et ne fréquentant que ses pairs économiques. Mais le terme qu'il a utilisé dans son livre du même nom tient une grande part de réalité: le monde s'applatit. Contrairement à ce M. Friedman argumente, le monde n'est pas plat. Mais il s'applatit certainement à grande vitesse.

Travail impeccable et d'une richesse ridiculisant les départements de "science" politique, trop occupés à pondre des briques incohérentes de mille pages qui auraient pu être réduites à un résumé de trois pages. Un volume d'information incroyable dans une présentation impeccable et un style simple et ergonomique.

Le vice-président américain est un attardé mental

Et pendant qu'on a tous les droits de chialer contre nos politiciens incompétents qui travaillent sur les exacts même problèmes que leurs prédécesseurs travaillaient il y a 2 générations, plus plusieurs autres, on peut se réjouir que la situation est bien pire ailleurs.

Aux États-Unis par exemple, le président est un imbécile et le vice-président est un attardé mental sanguinaire.

C'est pas fort ce qu'on a au Québec et au Canada en politique, mais on s'en sort quand même pas mal mieux qu'à bien des endroits.

Où je veux en venir? On part d'un peu moins loin que beaucoup de sociétés si on essaie de moderniser notre modèle social. On tire sèvérement de la patte économiquement et politiquement nos leaders c'est pas fort, mais ils sont justes fades et sans vision. C'est à peu près la même réalité partout mais plusieurs sociétés font face à des obstacles majeurs qui les rejettent en arrière.

J'espère juste que ça puisse être un point de motivation pour un intérêt envers un nouveau de projet de société. Savoir que nos politiciens ont une légère avance sur beaucoup d'autres, c'est un peu encourageant. Non?

Poker et politique

Est-ce qu'on peut en vouloir à un joueur de poker qui a gagné la partie en bluffant? Évidemment non, ça fait partie des règles du jeu. C'est facile de démontrer que les politiciens sont des menteurs incompétents, mais en réalité ils ne font que réagir selon les règles du jeu. Après tout il n'y a pas d'école de politiciens. Nos élus ne sont pas plus préparés à diriger une société qu'ils ne le sont à réparer un paquebot. Faut-il s'étonner qu'ils fassent un mauvais travail alors que les règles d'accès à la politique n'ont rien à voir avec le travail qu'on y fait? Ca ne fait pas beaucoup plus de sens que s'il fallait gagner un tournoi de scrabble pour être élu à la cour suprême.

Le jeu politique pousse à la stupidité et n'est pas fait pour fonctionner dans une société moderne. Les règles d'accès au monde politique sont essentiellement les mêmes qu'elles étaient au début de la démocratie moderne. Aucun encadrement, à peu près aucune responsabilité exigée des politiciens et un ensemble de procédures qui protègent ceux qui corrompent le système à leur avantage, notamment le privilège de la confidentialité ministérielle.

Mais je trouve presque inutile de parler contre les policitiens à ce sujet, même si je le fais abondamment. Ils ne font que ce qui marche. Ca marche tout croche, ça donne des résultats pourris, mais ça marche. La majorité des politiciens sont réélus et il n'est pas vraiment nécessaire d'avoir le moindre projet avant d'être élu. Tout se décide après.

Ca prend certaines aptitudes pour être élu, d'autres pour en assumer la responsabilité. On élit des beaux parleurs sans substance et on s'étonne ensuite que ce soit tout ce qu'ils font une fois élus: parler des beaux projets qu'ils vont mettre en branle mais sans vraiment savoir comment ni pourquoi. C'est ce que les électeurs veulent, ou du moins ce que les communicateurs politiques disent qu'ils veulent. On ne le sait pas vraiment, mais c'est trop compliqué d'essayer de le savoir. Après pas ce n'est pas comme s'il existait un réseau universel accessible par tous les citoyens...

Peut-être ça serait mieux si on exigeait que les candidats aient des projets concrets avant d'être élus. Peut-être si les élections étaient mieux encadrées de sorte que la politique y soit le facteur le plus important, non pas le marketing.

Ca ne sert pas grand chose de se fâcher contre celui qui a gagné la partie en bluffant. Ca fait partie des règles du jeu.

Et depuis quand les règles du jeu ont changé en politique? 2500 ans... ? Celles qui marchaient à cette époque marchent encore aujourd'hui en tout cas.

lundi, octobre 30, 2006

Oaxaca: perspective sur le terrain

Vous avez certainement lu aux nouvelles la situation à Oaxaca, au Mexique, où des grèves paralysent la ville depuis des mois en réponse aux actions du gouverneur de la province.

Le bédéiste américain Tom Tomorrow, nom de plume, a un message intéressant provenant d'un de ses amis qui est présentement dans la ville. Le blogue de TT est un de mes arrêts quotidiens pour tâter le pouls de la politique américaines et ses bédés hebdomadaires sont directes et toujours très intéressantes.

Tom Tomorrow — Oaxaca

dimanche, octobre 29, 2006

Le gouvernement britannique met un prix sur le réchauffement planétaire: $7.8 trillion

Il semble que le gros bon sens soit parfois aussi efficace que la science la plus stricte. J'ai mentionné dans un message précédent le fait que la question économique du changement climatique est sans importance puisqu'il est 100% certain que ne rien faire sera plus coûteux que même les mesures les plus strictes.

Le Guardian, journal britannique, écrit que le gouvernement britannique a mandaté une recherche au nom du ministère des finances sur le coût global du réchauffement planétaire. La facture estimée: $7.8 trillion CAN. Le rapport, qui sera publié demain, recommande que la planète dépense 1% du PIB mondial, soit environ $390 milliards CAN, annuellement. Si les chiffres sont assez près de la réalité, confirmant ce que j'ai précédemment écrit, dépenser $1 dollar en sauverait $20. C'est ce que j'appelle une bonne politique.

Malheureusement le gouvernement Harper semble aussi utile sur le sujet qu'une brique sur le bord du chemin.

Les gouvernements Harper et Bush sont parmi les seuls sur la planète à rejetter Kyoto, qui est un petit début comparativement à tout ce qui devra être fait. Ils ont tous deux la même rhétorique ridicule: trop cher. Cette rhétorique est ridicule parce qu'elle va à l'encontre de toute la connaissance scientifique cumulée à ce jour. Je me permets même de reposer la question: qui croyez-vous être les plus crédibles sur la question du réchauffement climatique, la NASA, ou Bush et Harper?

Le Canada représente environ (très grossier calcul) 1/40 de l'économie mondiale. Ceci représente une facture d'environ $195 milliards CAN. Alors nous pouvons donc dépenser $194 milliards pour lutter contre le réchauffement planétaire, garder le dernier milliard pour célébrer et nous serions encore financièrement positifs.

Combien le gouvernement Harper prévoit dépenser pour les 10 prochaines années? Je ne me souviens pas avoir vu de chiffres précis. Normal, puisque la plupart des initiatives sont volontaires et n'abordent même pas les plus gros pollueurs industriels, qui polluent plus que toutes les autos, camions et avions voyageant sur le sol canadien.

Il serait bien intéressant que l'engagement du gouvernement québécois dépasse la rhétorique et passe au niveau de l'action. Avec une augmentation constante du niveau de pollution depuis 1990, la parole se révèle très creuse quand on évalue les résultats.

samedi, octobre 28, 2006

Israel aurait utilisé des armes nucléaires au Liban?

Robert Fisk, l'un des rares journalistes de qualité méritant une réputation internationale, écrit dans l'Independent, journal britannique, que des études de sol au Liban révèlent qu'en plus d'avoir fait usage d'armes chimiques (bombes au phosphore) et de bombes à fragmentation (qui laissent des fragments explosifs tuant souvent des enfants qui les trouvent plus tard), Israel aurait possiblement fait usage d'uranium enrichi dans certaines munitions lors de l'invasion au Liban.

Cette révélation serait étrange puisque l'uranium appauvri est utilisé dans les munitions pour sa dureté, non pas pour sa radioactivité. L'uranium enrichi n'est d'aucun usage connu en deça des propriétés mécaniques de l'uranium, capable de percer les tanks et bunkers. Néanmoins l'évidence pointe présentement sur l'utilisation d'uranium enrichi sur certains sites, suivant l'identification de traces ne pouvant être causées que par l'usage d'uranium.

Le plus cavalier dans tout ça est qu'Israel n'a pas signé le traité international sur les armes, comme les États-Unis, et n'est donc pas soumis aux restrictions sur les armes chimiques et les bombes à fragmentation. Et puisque les munitions à l'uranium sont plus récentes que les traités sur les armes dangereuses à long terme, elles ne sont pas couvertes par les traités et usées abondamment par les armées du monde pour se débarrasser de leurs stocks de déchets radioactifs.

Si vous voyez la tendance ici, on constate effectivement que les pays industrialisés rejettent leurs déchets radioactifs sur les pays pauvres qu'ils envahissent. Heureusement, ils leur font des prêts usuriers à travers la Banque Mondiale pour leur permettre de reconstruire après coup.

Israel possède également la bombe nucléaire mais la communauté international ignore ce fait bien connu. Malgré que ce fait soit connu, le gouvernement israélien dément l'information et une hypothèse est que l'usage de ces munitions pourrait être une expérience pour se débarasser des encombrantes preuves du programme nucléaire israélien, illégal bien sur selon tous les standards de la loi internationale.

Évidemment comme il n'y a ni police ni cour criminelle des gouvernements, la loi internationale n'est qu'une entente anarchique et sa mise en application est entièrement dépendante des décisions individuelles de gouvernements.

Les américains et les britanniques ont utilisé des milliers de tonnes d'uranium appauvri en Irak, dans les deux guerres, avec pour conséquence une épidémie de cancers dans le sud du pays.

Quand la police viole la loi, il n'y a évidemment personne pour agir.

Où s'en va Google?

Ou comme dirait George W Bush: The Google.



Blagues à part, un blog américain aurait mis la main sur des documents internes de Google dans lesquels figurent leur plan d'affaires pour les prochaines quelques années. En gros on y trouve:
  • Créer un des meilleurs laboratoires de recherche en intelligence artificielle
  • Éliminer le spam dans les 20 langages les plus couramment utilisés
  • Accroitre les communautés, particulièrement autour de Google Video/Youtube
  • Obtenir des références géographiques et temporelles des pages indexées par l'engin de recherche et offrir une visualisation des résultats sur des mappes en ligne de temps (i.e. ordonnées par géographie et contextualisée selon leur référence temporelle).
Il y a d'autres objectifs et mentions intéressantes alors pour en savoir plus, référez-vous à l'original: Google Blogoscoped — Google’s Internal Company Goals

 
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