Fusion nucléaire réussie en Chine
La Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole, a réussi avec succès une phase de test sur un réacteur à fusion nucléaire, ce jeudi. Ce succès n'est pas sans précédant mais marque l'un des efforts les plus importants vers le développement de la fusion nucléaire.
Le design chinois est identique à celui construit dans le sud de la France par un consortium international, ITER, qui devrait entrer en opération en 2015.
Le réacteur utilise la fusion du deutérium, un isotope de l'hydrogène (i.e. de l'hydrogène avec un nombre différent d'électrons que l'atome générique, deux dans le cas du deutérium) dans un processus similaire à celui qui alimente le Soleil. Les atomes de deutérium fusionnent dans un plasma de plusieurs millions de degrés celsius pour produire de l'hélium, protégé par un puissant champ magnétique.
Contrairement à la fission, qui divise des atomes radioactifs, la fusion génère peu de déchets radioactifs et a un potentiel énergétique beaucoup plus élevé. Les défis techniques sont toutefois considérables puisque la température et la pression requise dépasse les capacités technologiques actuelles.
La Chine a un besoin pressant d'une nouvelle source d'énergie, son expansion rapide étant menacée par la pollution importante générée par les centrales au charbon et les dizaines de millions de nouveaux véhicules qui y sont en circulation. Le coût de ces dommages environnementaux et médicaux est estimé à plusieurs centaines de milliards pour l'industrie chinoise, qui voit plusieurs de ses régions ravagées par l'industrialisation rapide.

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