Modification de la loi électorale au Québec: tenue de référendums conjoints avec les élections
Les citoyens sont essentiellement coupés de toute participation politique dans le système politique québécois, où tout passe par les partis politiques ou les consultations publiques. Certes ces consultations ont un aspect démocratique, permettant les opinions diverses, mais les citoyens n'en demeurent pas moins écartés du processus de décision, généralement mené derrière des portes closes, où la démocratie ne tient plus.
Plusieurs pays, provinces et états tiennent des référendums en même temps que les élections, permettant aux électeurs de se prononcer sur des sujets particuliers. Ce système est très présent aux États-Unis et particulièrement fort en Californie.
Le Québec pourrait sortir de son retard démocratique et permettre une implication plus directe des citoyens en modifiant son processus électoral pour inclure de tels référendums. C'est ce que propose le Ministre responsable de la réforme électorale, qui propose d'introduire un tel système, par un vote référendaire bien sur, de même que l'adoption d'un système de représentation proportionnelle, qui donnerait aux partis politiques le même pourcentage de sièges que le nombre de votes reçus.
Ces changements sont une amélioration tardive mais désirable. Présentement, un parti ne recevant que 1 ou 2 % de plus de vote que le deuxième parti peut détenir plus d'une dizaine de pourcent des sièges. Notre système accorde ainsi une proportion exagérée aux gagants, dans l'hypothèse que ça permet au parti formant le gouvernement de travailler plus efficacement. Avec pour conséquence que ça distortionne la représentation démocratique, sans pour autant avoir fait la moindre preuve que l'hypothèse tient vraiment.
Mais avant de s'enthousiasmer que notre système politique puisse reprendre de la vigueur, il faut rappeller que ça fait plus de 20 ans que la représentation proportionnelle est étudiée. Ca bouge pas vite au Québec...

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