Prédateur sexuel au Congrès américain: le leadership du parti républicain savait
Cette semaine, un représentant républicain, Mark Foley de Floride, a reconnu être un prédateur sexuel et résigné son siège au Congrès. Le scandale ne se trouve cependant pas là, puisqu'il fut révélé dans les derniers jours que le Speaker de la chambre, représentant officiel de l'ensemble des représentants du parti au pouvoir (dans ce cas le parti Républicain), était au courant de la situation depuis au minimum 1 an et n'a rien fait.
Les premières déclarations du Speaker, le représentant républicain Dennis Hastert, niaient avoir pris connaissance de la situation. Il fut cependant révélé quelques heures plus tard qu'un autre représentant républicain, John Shimkus de l'Illinois, avait pris connaissance de la situation en automne 2005 et en avait fait part au Speaker depuis ce temps.
Le Congrès a mené une enquête interne, dont les conclusions sont cependant contredites par les révélations d'aujourd'hui reconnaissant que le Speaker de la chambre, dont une des tâches est d'assurer le bon comportement des représentants, avait averti de la situation.
Alors un (ex) représentant républicain est un prédateur sexuel, le leadership de son parti était au courant et a tenté de cacher la situation. Et avec tout ça il s'en trouve pour croire qu'un système politique peut fonctionner correctement sans une surveillance poussée des actions de ses décideurs. Pour certains, majoritairement proches du pouvoir, le gouvernement doit bénéficier du bénéfice du doute pour pouvoir travailler efficacement.
Quelle opinion stupide. Désolé mais toutes les opinions ne se valent pas et dans ce cas la stupidité est extrême, ignorant plus de 25 siècles d'histoire pendant lesquelles les gouvernements ont systématiquement abusé de leurs pouvoirs.
Ces scandales sont évidemment hautement désirables dans le climat actuel, servant de distraction à la guerre en Irak et à l'incompétence du gouvernement Bush à quelques semaines des élections de mi-mandat. Celui-ci n'est cependant pas désirable, se produisant au parti conservateur, pour qui la "morale" et les "valeurs traditionnelles", dont la définition change toujours selon les circonstances, sont la seule carte électorale.
Le parti républicain est à peu près inutile dans tout ce qu'il touche, déprimant toujours l'économie quand il est au pouvoir, menant des politiques étrangères désastreuses qui finissent toujours par revenir en force (bin Laden a été financé par le gouvernement Reagan dans sa politique pour contrer l'invasion soviétique en Afghanistan dans les années 80) et les politiques domestiques rappellent constamment l'échec d'une vision conservatrice, pessimiste, du monde. Katrina n'est qu'un exemple parmi tant d'autres du peu de souci de gouverner que les conservateurs ont.

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