Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

jeudi, octobre 12, 2006

Harper propose une loi plus sévère pour les récidivistes: les pires récidivistes sont encore oubliés

Le gouvernement Harper proposera bientôt une loi plus sévère à l'encontre des récidivistes. Compte tenu des nombreux cas récidivistes d'ivresse au volant que nous avons connu ces dernières années, Mario Bastien en sus, ça fait pleinement du sens.

Cependant il ferait beaucoup de sens que cette loi s'étende aux pires récidivistes de notre société: les politiciens. Essentiellement, il serait de loin préférable que la population surveille le gouvernement que l'inverse. La pathologie réciviste des politiciens est établie depuis plusieurs milliers d'années, l'abus de pouvoir politique étant le plus vieux et plus fréquent crime de l'humanité.

La loi s'attaque spécifiquement aux criminels dangereux, ce qui cadre parfaitement avec les politiciens récidivistes. Ils ont en effet le contrôle absolu sur nos lois, nos systèmes de santé et d'éducation et dirigent essentiellement l'avenir de notre société.

Il va de soi que les politiciens devraient être inclus dans cette loi, particulièrement avec les récentes provisions de la loi anti-terroriste. Le gouvernement s'est donné le droit d'espionner ses citoyens. Il est cependant facile, moins coûteux et beaucoup plus avantageux que les citoyens surveillent plus étroitement encore les politiciens. Le pire des citoyens ne peut faire qu'une fraction du dommage d'un ministre incompétent, corrompu ou irrationel.

Après tout, comment les citoyens sont sensés faire des choix rationnels s'ils ne savent même pas ce que leurs représentants élus font? Comment les politologues sont sensés comprendre quoique ce soit, et peut-être un jour créer une connaissance utile en politique, s'ils ne peuvent même pas observer leur sujet d'étude?

Du fil de presse du Premier Ministre:

Le Premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd’hui que le nouveau gouvernement du Canada présentera une loi visant des condamnations plus sévères et la gestion plus efficace des personnes reconnues coupables d’infractions sexuelles ou avec violence.



« Nous allons imposer des conditions plus strictes aux récidivistes afin de les empêcher de commettre de nouvelles infractions », a déclaré le Premier ministre. « Nous faciliterons les désignations de délinquants dangereux qui purgeront ainsi des peines de prison de durée indéterminée. »


Le Premier ministre a fait remarquer qu’aux termes de la législation proposée, il incombera aux délinquants reconnus coupables d’une troisième infraction avec violence ou sexuelle de prouver qu’ils ne devraient pas être déclarés délinquants dangereux. S’ils ne peuvent le faire, ils seront assujettis à des peines d’emprisonnement de durée indéterminée, sans possibilité de libération conditionnelle avant sept ans. De plus, la législation ferait passer de 12 à 24 mois la période pendant laquelle le délinquant s’engage à ne pas troubler l’ordre public, mesure qui entraînerait des restrictions et conditions supplémentaires aux agissements des criminels libérés.


« Notre système pénal donne généreusement une deuxième ou une troisième chance », a ajouté le Premier ministre. « Mais à un moment donné, les gouvernements doivent fixer des limites et c’est exactement ce que fait ce projet de loi. »


Depuis son entrée en fonctions plus tôt cette année, le nouveau gouvernement du Canada a présenté diverses initiatives destinées à lutter contre la criminalité et à protéger la sécurité des Canadiennes et des Canadiens. Mentionnons entre autres celles qui visent à mettre fin aux condamnations avec sursis pour les auteurs d’infractions graves, à mettre en œuvre des peines d’emprisonnement minimales pour les crimes commis à l’aide d’une arme à feu, à rehausser de 14 à 16 ans l’âge du consentement à des activités sexuelles et à lutter contre les courses de rues.

 
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