Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

jeudi, octobre 12, 2006

Lutte au smog: 15 ans trop tard

Je me rappelle mes cours de physique au secondaire, il y a une bonne dizaine d'années, où la question des gas polluants était déjà fait accompli. Je me rappelle avoir vu dans ces cours des documentaires décriant le besoin d'agir, montrant clairement ce qui se produit aujourd'hui en matière de problèmes de santé (et de coûts reliés). C'etait en 1996. Et ce n'était rien de nouveau. Les gas de la pollution urbaine sont connus depuis plus de 20 ans.

Ca pris 2006 pour qu'une première loi sur ce problème soit signée et il a fallu pour ça le désir ardent d'un gouvernement de détourner l'attention d'un autre problème. Les gas du smog sont une sorte de compensation pour l'absence d'action sur les gas à effet de serre.

Evidemment, comme d'habitude, inutile de compter sur les médias d'information pour présenter ce contexte à l'annonce de cette nouvelle loi. Aucun contexte sur le fait que ça fait plus d'une décennie que plusieurs organismes et individus, notamment David Suzuki, essaient de convaincre les politiciens d'adopter des législations pour réduire la pollution atmosphérique.

Les gouvernements Mulroney, Campbell, Chrétien et Martin auraient tous pu mettre de l'avant une loi nationale sur la pollution atmosphérique. Ils ont échoué dans leurs fonctions.

Considérant que la loi canadienne a été écrite par des gens proches de l'industrie pétrolière, il y a toutefois à parier que la loi sera aussi pathétique que la loi américaine sur la qualité de l'air, qui sert davantage à limiter les mesures pour lutter contre la pollution atmosphérique qu'à agir concrètement.

Trop peu, trop tard M. Harper. Nous avons littéralement un gouvernement qui vit dans le passé, passant des lois qui auraient du l'être il y a 2 décennies.

 
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