Dick Cheney, seigneur de la guerre
Je ne sais pas s'il y a un tel enthousiasme au Québec pour une perspective plus réaliste sur la situation aux États-Unis, mais la politique américaine est une de mes passions. La raison en est toute simple: en tant que philosophe politique, la politique américaine m'offre toutes les erreurs, les atrocités, les absurdités et les échecs institutionnels imaginables. Le système politique américain est une machine d'une puissance quasiment stellaire mais tenant avec de la broche et du "tape". Quiconque est intéressé à corriger les erreurs de nos systèmes politiques est plus qu'invité à observer la politique américaine pour voir exactement tout ce qu'il ne faut jamais faire en politique.
Dans cette optique, j'aimerais mentionner le Vice-Président des États-Unis, seigneur de guerre et souvent référé comme le "prince des ténèbres" (je n'invente même pas ça, c'est son surnom populaire). Si vous trouvez Stephy™ (aka Stephen Harper) lugubre par sa plasticité, son conservatisme et son obsession envers la guerre et le terrorisme, vous n'avez pas rencontré le maitre.
Cheney est le véritable président des États-Unis. Malgré son obsession envers des valeurs "morales" comme la guerre, la puissance politique et la corruption politique (il a été chargé par George W Bush de trouver son candidat à la Vice-Présidence et s'est choisi lui-même) qui ne sont d'aucun intérêt pour la population américaine, la sécurité et la survie de l'humanité, et en fait pour quiconque n'est pas obsédé irrationnellement par ces priorités inutiles, il est très brillant et bénéficie d'un grand support politique.
Il a été l'un des architectes de la guerre en Irak, a signé le document du Project for the New American Century en 1998 proposant de défoncer la gueule de Saddam et est celui qui a mentionné "savoir" que Saddam faisait construire des armes nucléaires. Il n'avait que faire du terrorisme avant le 11 septembre, ayant consciemment et volontairement mis de côté les travaux de l'administration Clinton sur ben Laden et poursuivant plutôt ses magouilles secrètes, notamment présider un comité secret avec les exécutifs de l'industrie de l'énergie, dont Ken Lay d'Enron, pour décider de l'avenir de l'énergie du pays. Des poursuites judiciaires sont encore en cours uniquement pour savoir qui a participé à ces réunions, mais Cheney insiste que ça doit rester secret pour le mieux. Ouais... pour son mieux et celui de ses ti namis.
Il a également été PDG de Halliburton, qui a présentement des contrats de plusieurs milliards avec le gouvernement américain pour la guerre en Irak, et conserve des actions et un salaire différé de plusieurs centaines de milliers. Pendant qu'il était PDG, Halliburton a fait affaire avec l'Irak et l'Iran, vendant notamment du matériel militaire et nucléaire à ces derniers, alors qu'il a qualifié ces derniers d'"axe du mal" lorsque ça devenait politiquement opportuniste.
Là où je veux en venir, et où ça tient en relation avec ma mention initiale que le gouvernement américain est le parfait exemple de tout ce qu'il ne faut jamais faire en politique, est que les actions Halliburton de M. Cheney ont augmenté de 3000% l'an dernier grâce aux contrats accordés sans appels d'offre ou vérification suivant sa propre décision d'envahir l'Irak.
Vous pensez que nos politiciens ont des conflits d'intérêt ici? Les ricains font toujours ça plus gros, même quand ça penche vers le pire.

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