Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

vendredi, septembre 15, 2006

Hamid Karzaï au Canada du 21 au 23 septembre

Le président afghan, Hamid Karzaï, sera en visite du 21 au 23 septembre.

Du fil de presse du PM:
« Inspiré par les valeurs essentielles de liberté, de démocratie, de primauté de droit et de respect des droits de la personne qui sont les nôtres, le Canada est fier d’appuyer – à l’instar de ses alliés – le gouvernement légitime et démocratiquement élu du Président Karzaï, a déclaré le Premier ministre. Le Canada partage l’objectif qui est le sien de donner à la population de l’Afghanistan, hommes, femmes et enfants, la possibilité d’une vie meilleure. Une vie de paix, de sécurité, de liberté et de justice. Une vie dont nous profitons en tant que Canadiennes et Canadiens et que nous souhaitons pour les autres. »

Les dirigeants des partis à la Chambre des communes ont consenti à retarder l’ordre du jour pour permettre au Président de prendre la parole devant le Parlement. Une motion à cet effet sera présentée à la Chambre des communes le 18 septembre.

À Ottawa, le Président aura une rencontre bilatérale avec le Premier ministre qui donnera par ailleurs une réception privée en son honneur. Le Président Karzaï déposera en outre une gerbe sur la tombe du soldat inconnu au Monument commémoratif de guerre du Canada.

À Montréal, le Président Karzaï participera à une table ronde avec des organisations non gouvernementales, prendra la parole à un déjeuner offert par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) et assistera à l’inauguration du Conseil commercial Canada Afghanistan.

Mouais... "inspiré par les valeurs essentielles de liberté, de démocratie". Dur quand une guerre civile rage à cause de l'inaction du conseil de sécurité pendant le vide politique laissé par le départ des soviétiques en Afghanistan. Les pays qui font la promotion de la démocratie et la liberté, les membres du conseil de sécurité, ont laissé les Talibans prendre le pouvoir alors qu'ils auraient pu stabiliser la situation plus facilement que suite à plusieurs années de guerre civile.

A parier que l'histoire des 20 dernières années de l'Afghanistan ne seront pas mentionnées pendant ce séjour, ni par nos politiciens, ni par nos journalistes. La science politique se plait à dire que le système politique est anarchique. Dur à dire qui est sensé corriger la situation, qui est visiblement problématique, mais les résultats ne sont pas à tout casser.

On parle d'avenir, mais on oublie les leçons du passé comme des cons. On répète des erreurs prévisibles et faciles à identifier. Pourquoi on laisse travailler nos politiciens en secret d'abord... ?

 
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