Susceptible d'être un cynique mélange d'idées, de nouvelles sur les travaux intéressants (si j'en trouve) de nos gouvernements et d'élans philosophiques aussi sarcastiques que provocateurs, j'espère que je pourrai déranger notre culture politique, aussi amorphe que le sens de l'humour de Stephen Harper.

mercredi, septembre 20, 2006

De l'espoir aux États-Unis

Les nouvelles provenant des États-Unis sont décourageantes avec l'idiot en chef qui déraille. Non content d'avoir échoué dans à peu près tout ce que son administration a fait, Bush veut maintenant envahir l'Iran.

Heureusement il y a des bonnes nouvelles. Malgré les absurdités qui se produisent en politique américaine, les choses sont encourageantes dans la population, qui grogne contre les fatalités fondamentalistes qui obsèdent Bush. La majorité américaine est très religieuse, mais seule une minorité est détraquée. La plupart sont rationnels et veulent que les changes rapidement.

Le taux d'approbation de Bush a été en moyenne à 37% cette année. Même si les médias d'information sont essentiellement inutiles et la responsabilité législative ignorée par le Congrès américain, la population exige un retournement des politiques, vers une vie plus paisible, plus saine, reposant moins sur le travail et l'avarice. Comme au Canada, la population a simplement une priorité de valeurs exactement inverse à celle de l'élite politique et économique.

Curieusement, c'est justement de l'élite économique que les plus grandes critiques proviennent. L'économie de guerre est payante pour quelques industries mais majoritairement insoutenable pour l'ensemble de l'économie à long terme. Le gouvernement Bush a renversé un surplus de plus de $5,000 milliards en une augmentation massive de la dette et un déficit moyen de plus de $300 milliards annuellement.

La guerre en Irak est essentiellement payée par des emprunts. Pour une grande entreprise qui prévoit rester en place le plus longtemps possible, notamment en raison des 60% de part du marché financier américain détenu par les fonds de pension, la stabilité à long terme est la seule option. Les chefs d''entreprise voient parfaitement les conséquences d'une politique déficitaire et les actionnaires ne se plaisent pas à l'idée. Même si beaucoup sont avares, aucun ne veut pouvoir profiter d'une fortune qui ne profitera pas à ses enfants.

Ca risque d'être intéressant cet automne. Si le parti démocrate remporte les élections, Bush sera certainement destitué. La constitution est claire sur la primauté de la loi internationale et le statut criminel d'une violation. Commettre un crime est le plus sûr argument pour destituer un président. Comme j'ai mentionné précédemment, la constitution américaine empêche le pardon rétroactif que l'administration Bush va tenter.

Au moins on sait qu'on n'est pas si pires au Québec. Mais on a du chemin à faire, ça bouge pas vite dans les bureaux du gouvernement.

 
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